Deuxième semaine de Pâques en confinement partiel à Bukavu.

La moitié du temps de carême s’est passé sous le coup du confinement partiel dans la  République démocratique du Congo en général et surtout Bukavu en particuler. Pâques a été célébrée  dans les mêmes situations et aujourd’hui nous en sommes  à la deuxième semaine.  Les chrétiens continuent à suivre la messe et les autres prières à la Radio Maria.   Voici l’homélie  de ce jour préparée par l’Abbé Gérard Nyamulemi Minani aucours de la messe de ce soir. 

Homélie du lundi 20 avril 2020 en la 2ème semaine de Pâques année A, à la chapelle de la Radio Maria

        Par Abbé Gérard Nyamulemi Minani

 

Lectures : 1ère lecture : Actes des Apôtres 4, 25-31 ; Ps 2 ; Evangile : Jean 3, 1-8

 

Frères et Sœurs bien aimés du Seigneur ici présents dans cette chapelle et tous ceux qui sont concentrés en prière confinés dans  leurs maisons, nous continuons à recevoir les grâces de la joie pascale. Nous en sommes à la deuxième semaine de Pâques.

La célébration eucharistique de ce jour commence par un cri de triomphe et de victoire : « LE CHRIST RESSUSCITE DES MORTS NE MEURT PLUS ; SUR LUI LA MORT N’A PLUS AUCUN POUVOIR, Alléluia !(Romains 6, 9). Comme la Résurrection  du Christ l’a rendu hors portée… en du temps et de l’espace, ses adversaires ne pouvaient maintenant que s’en prendre à son Eglise, aux Apôtres : arrestations, interrogatoires, menaces.

 La lecture des Actes des Apôtres au chapitre quatre nous relate  que Pierre et Jean ont subi tout cela pour avoir proclamé la résurrection du Christ et avoir guéri un infirme sur l’esplanade du temple de Jérusalem  au Nom de Jésus !  Ils les relâchèrent tout en leur donnant des injonctions fermes de ne plus prêcher au Nom de Jésus.  Evidement ils leur ont montré leur foi intrépide en leur disant : qu’il leur fallait obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes.   Revenus dans la communauté des croyants après leur libération du cachot,  ils ont fait une prière circonstancielle reprenant les paroles du Psaume 20 Ils ont demandé à Dieu seul Maître du temps et de l’espace, Créateur du ciel et de la terre et tout ce qu’ils renferment de leur donner « LA FORCE D’ANNONCER LA PAROLE AVEC ASSURANCE. ILS ONT PRIE EN OUTRE POUR LES MALADES ; ET QUIL  ACCOMPLISSE DES SIGNES ET DES PRODIGES PAR LE NOM DE JESUS »

La réponse de Dieu ne s’est pas fait attendre : COMME LA PRIERE SE TERMINAIT ? LE LIEU OU ILS ETAIENT REUNIS SE MIT A TREMBLER

• Altered sexual desireIn addition, no correlation was found between alcohol intake or smoking status and sildenafil pharmacokinetics. cialis without prescription.

. ILS FURENT TOUS REMPLIS DE L’ESPRIT SAINT ET ILS ANNONCAIENT LA PAROLE DE DIEU AVEC ASSURANCE ».   Ainsi,  allons-nous le dire dans la Prière Eucharistique n°IV  « …Il a envoyé d’auprès de Toi, comme le plus grand don fait aux croyants, l’Esprit qui poursuit son œuvre dans le monde et achève toute sanctification…. »

 

Dans  l’Evangile selon Saint Jean, la figure de Nicodème  nous donne aussi matière à réflexion  dans trois  moments de la vie.de la vie de Jésus :

Il vient rencontrer personnellement Jésus pour professer sa foi, il est le Messie : « Rabbi, nous le savons, c’est de la part de Dieu que tu es venu comme un maître qui enseigne, car personne ne peut accomplir les signes que toi, tu accomplis, si Dieu n’est pas avec lui. » Mais il vient de nuit, en cachette, par peur des autres pharisiens alors qu’il est lui-même un docteur de la Loi reconnu et respecté. ; « Un notable parmi les juifs » (Jn 3, 1-3)

Membre du Sanhédrin, il essaie de défendre – timidement – Jésus devant les pharisiens : « Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? » (Jean 7,51) Mais il ne développe pas ses arguments pour la défense de celui qu’il considère comme le Messie. Il se tait lorsqu’on l’accuse d’être un disciple craignant pour sa propre vie

Après la mort de Jésus, il monte au tombeau avec une quantité importante d’aromates pour ensevelir le corps martyrisé : « il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès…» (Jean 19,39) C’est au crépuscule, au moment où le sabbat va commencer, le moment ou tout Jérusalem prépare la fête, discrètement, il accompagne Joseph d’Arimathie pour rendre ce dernier hommage au Maître – avec démesure.

Nicodème croyait en Jésus mais la pression sociale, sa place parmi ses pairs, le ‘qu’en dira-t-on’ l’empêchait de se déclarer ouvertement disciple de cet homme.

La personne de Nicodème permet à l’évangéliste de viser chacun d’entre nous : nous croyons au Christ, Fils éternel du Père venu pour sauver tous les hommes, mais nous aussi nous sommes sensibles à notre position sociale, à la façon dont nous sommes perçus par nos contemporains. De temps en temps, nous défendons l’Eglise et la Parole de Dieu mais – trop souvent – assez mollement comme Nicodème au milieu des autres pharisiens. la rencontre a lieu pendant la nuit: que diraient ses compagnons s’ils étaient au courant de cette rencontre?

Même si  Nicodème a quelques blocages  pour confesser ouvertement et publique sa foi de disciple d Christ,  Jésus lui donne toute la catéchèse, la connaissance secrète des mystères du Royaume de Dieu et comment  y accéder :  Il faut renaître…par l’Eau et l’Esprit : bref le Baptême.    

Dans le rituel du baptême il y a une immersion dans l’eau (symbole de la mort), et une émergence de l’eau (image d’une vie nouvelle). Nous sommes immergés avec le péché originel et nous émergeons renouvelés. C’est cela que Jésus appelle «renaître» (cf. Jn 3,3). C’est cela “naître de l’eau”, “naître de l’esprit” ou “du souffle du vent”…

Eau et Esprit voilà les symboles employés par Jésus. Les deux expriment l’action de l’Esprit Saint qui purifie et donne la vie, qui nettoie et ranime, qui étanche la soif et respire, qui adoucit et parle. Eau et Esprit sont une et même chose.

En revanche, Jésus parle également de l’opposition de la chair et de l’esprit: «Ce qui est né de la chair n’est que chair; ce qui est né de l’Esprit est esprit» (Jn 3,6). L’homme charnel naît quand il apparaît ici-bas. Mais l’homme spirituel meurt dans sa chair et naît au moment du Baptême, ce qui veut dire renaître. Une belle formule de Saint Paul pourrait devenir notre sujet de réflexion et d’action, surtout en cette époque pascale: «Ne le savez-vous donc pas: nous tous, qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est dans sa mort que nous avons été baptisés. Si, par le baptême dans sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, de même que le Christ, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts» (Rm 6,3-4).

 Puissions- nous par cette eucharistie obtenir la grâce du renouveau dans l’Esprit de notre vie de baptisés jusque dans     les désirs profonds de notre cœur et de notre corps Par Jésus le Christ notre Seigneur qui vit et Règne avec le Père et le Saint Esprit pour les siècles sans Fin.  Amen ! Alléluia.

Vous aimerez aussi...